samedi 24 février 2018

Heptagon de Davy Artero

Heptagon

Editions : Rebelle (2018)
350 pages

Résumé : La monstruosité peut prendre n’importe quel visage, même celui de ces jeunes collégiens, qui en allant là où ils n’auraient jamais dû aller, vont se retrouver à commettre les actes les plus horribles…
L’adolescence, période étrange où le corps se transforme, où l’esprit se façonne, où l’on se sent exclu de la société et où l’on se cherche.
Certains, dépassés par ce qui leur arrive, décident d’y mettre un terme, d’autres préfèrent aller tirer quelques cartouches dans un collège. Antony, David et Tom, eux, ont choisi de se réunir, de former un groupe, un club, un clan… pour partager leurs idées.
Ils ont quatorze ans, leur remise en question leur fait voir la vie autrement. Sans s’en rendre compte, ils vont s’enliser mutuellement du mauvais côté, un peu plus chaque jour, sans relâche, dans une spirale infernale où l’issue est incertaine.
Jusqu’où sont-ils prêts à aller pour leur nouvelle idéologie ?

Chronique

Les écrivains d’horreur sont bien trop rares en France. J’avais donc été ravie d’en apercevoir à un stand du festival de Gérardmer et j’avais conservé son nom dans un petit coin de ma tête. J’étais donc ravie de découvrir l’auteur en question : Davy Artero, qui présente déjà un beau palmarès à son actif : plusieurs romans d’horreur parus à Rebelle Editions et aux Editions des Tourments. Ce qui rend ma critique d’autant plus difficile à écrire, car j’aurais vraiment voulu apprécier ce livre. Malheureusement, cela n’a pas été le cas.

Pour comprendre un peu les raisons de cette déception, j’aimerais digresser quelques lignes à propos de ce que j’apprécie dans l’horreur. C’est une question que l’on me pose souvent, et peut-être est-ce également votre cas, si vous appréciez vous aussi ce genre ; pourquoi lis-tu de l’horreur ? Dans mon cas, cela rejoint directement la question « pourquoi lis-tu ? ». Pour être concise, ce que j’aime dans un livre, c'est éprouver des émotions. J’aime sangloter à ne plus pouvoir en distinguer les mots, j’aime être énervée à vouloir jeter le livre contre le mur, j’aime être angoissée à ne plus pouvoir en dormir la nuit. C'est bien évidemment cette dernière émotion que j’attends dans un livre d’horreur. C'est rare que je sois réellement terrifiée, mais plus qu’avec aucun autre genre, le livre d’horreur me permet de vraiment avoir peur pour les personnages, car dans un livre d’horreur, tout est permis. Les héros peuvent mourir. Ça, c'est une leçon durement apprise avec le très regretté Jack Ketchum.
De ce point de vue, « Heptagon » ne loupe pas sa cible, car les personnages ne sont pas épargnés. Ça, c’est quelque chose que j’apprécie particulièrement dans mes lectures et j’ai donc été ravie par l’audace de Davy Artero. Il ne craint pas d’en « mettre plein la gueule » de ses personnages et il n’a pas peur de faire couler le sang. Voire les tripes. Et moi, j’aime bien ça, quand un auteur met ses tripes sur la table. La dernière partie du roman en regorge, et c'est bien sûr celle-ci que j’ai préférée.
Alors, pourquoi n’ai-je pas plus apprécié ma lecture que cela, me demanderez-vous peut-être ? Il y a différents points que je vais détailler ici.
Une chose que je trouve particulièrement importante dans l’horreur, c'est le développement des personnages. Savoir qu’ils peuvent souffrir et mourir ne suffit pas à ce que je m'intéresse à leur sort : il faut qu’ils aient également de la substance. J’attends des personnages gris, nuancés. Dire que les personnages d’Heptagon sont manichéens serait injuste de ma part, car il y a effectivement une évolution assez sombre d’adolescents au départ respectables. Dévoiler le texte masqué Ce qui fait perdre de sa nuance à l’intrigue, qui reprend un chemin très classique. Ce qui rejoint un autre point qui m’a déçue dans « Heptagon » : l’auteur parvient à nous livrer quelques fulgurances appréciables, mais la structure du récit demeure très classique et ne parvient finalement pas à surprendre. J’aurais préféré une plus grande ambiguïté entre le fantastique et le réel, ce qui aurait permis de laisser le doute sur ce qui guidait les actions des adolescents.
Un dernier point que j’aimerais soulever, c'est la première partie. Beaucoup d’informations biographiques sont apportées d’un seul coup, ce qui ne permet pas d’instaurer un rythme. D’autant plus que l’auteur nous en apprend beaucoup sur les goûts des adolescents, mais pas assez sur leur fonctionnement psychologique. Tous ces détails ont eu tendance à me noyer et les premiers chapitres ne m’ont ainsi pas captivés. On comprend bien l’intention de l’auteur de se rattacher au maximum au réel, au quotidien, et à décrire des adolescents banals afin de contraster avec l’horreur de la suite, mais il y a un problème d’équilibre dans cet exercice périlleux, à mon sens.
Au contraire, une fois le club lancé, j’ai trouvé l’évolution des personnages un peu rapide et j’aurais aimé que l’auteur prenne plus son temps pour nous décrire le cheminement psychologique et intellectuel qui se fait pour eux.

En résumé, Heptagon est un roman d’horreur qui n’hésite pas à mettre en danger ses personnages et qui ne craint pas de faire gicler le sang, mais qui propose une intrigue trop classique à mon goût et trop manichéenne.


dimanche 6 août 2017

La place du mort de Christophe Siébert

La place du mort

Editions : OVNI (2017)
200 pages

Résumé : De nos jours. Dans le noir.
L’important, ce n’est pas où on va. Parce que, quoiqu’il advienne, on ne va nulle part. L’important, c’est comment on y va. Et ce qu’il advient pendant ce temps-là, justement. Mais La place du mort, ce n’est pas « Après nous, le déluge ». Ce n’est pas l’eau tiède de la démission passive. C’est la cigarette du condamné. Celle qu’on brûle par les deux bouts.
Aux grands maux, les grands remèdes. Tant pis si le remède s’avère pire que le mal. Tant pis s’il a goût d’essence, dès lors qu’il reste une allumette pour cracher du feu. La place du mort, c’est quand les victimes décident de se faire juges, jurés et bourreaux. Et quand la charité bien désordonnée commence par soi-même, elle se transforme en arme de destruction massive.
Mais ne croyez pas qu’il ne s’agisse que de littérature. Ce serait à la fois trop facile et faux. Parce que la littérature façon Christophe Siébert, ce n’est jamais « que » de la littérature.
Oubliez Bonnie and Clyde. Oubliez Sid and Nancy.
Voici vos nouveaux amis. Ils s’appellent Blandine et Sammy.
Vous n’allez pas en revenir. Au sens propre, sale et figuré.

Chronique

Christophe Siébert ne facilite pas les choses à ses lecteurs. Peut-on dire qu’on aime « la place du mort » ? Peut-on en conseiller la lecture ? Tout comme Blandine, cet auteur ne s’embarrasse pas du regard des autres, il ne craint pas ce qu’on pourrait penser ou ressentir avec cette lecture. Au contraire, il confronte et il provoque les réactions. Et nous, lecteurs, sommes-nous capables de dépasser la moralité pour apprécier une lecture tout sauf morale ?

La place du mort, c'est un road trip (trip-es- pouvant être pris dans tous les sens du terme) halluciné, où le voyage ne se déroule pas à travers des beaux paysages, mais dans les champs de ruine de l’existence, toujours à fond, sans jamais freiner et sans retour en arrière. Sans GPS et sans direction. La place du mort, c’est un mélange entre du Virginie Despentes et tueurs nés, mais en bien plus trash. Et pourtant, Artikel Unbekannt touche un point essentiel dans la préface du livre, qui permet d’aborder le récit d’une autre manière : la notion de beauté fragile. Blandine et Sammy refusent l’existence telle qu’on la leur présente, mais cela ne les empêche pas de vivre. Cela ne les empêche pas de trouver le bonheur, même si celui-ci ne correspond pas à l’idée que nous, connards de morts-vivants, peuvent s’en faire. Est-ce que cela le rend moins valable ? Moins beau ? Alors, la pornographie omniprésente se transforme en un acte d’amour et c’est difficile de savoir qu’en penser. C’est en tout cas difficile de juger ou de condamner.

Comme je le disais, Christophe Siébert ne nous facilite pas la tâche. Il ne cache rien, il expose tout, et à travers son écriture presque poétique, imprimée d’un rythme particulier, on suit les pensées de Blandine, sa vie, son histoire, ainsi que celle de Sammy. Un passage m’a marquée : celui où Blandine vend son corps pour acheter à manger, au début de sa rencontre avec Sammy et commente la scène en précisant qu’elle ne la rendra pas moins sordide que ce qu’elle est, malgré l’envie évidente du type de ne pas se confronter de manière aussi brutale à ses propres actions. Je trouve que ce passage résume bien le livre : Christophe Siébert ne rend pas moins sordide ce qui s’y passe, il nous oblige à nous y confronter de la manière la plus brutale possible. Il brise nos fantasmes de road trip sous les étoiles, de liberté et d’amour passionnel. On a tous (ou presque) rêvé de tout quitter, de partir sur les routes et de vivre sans contrainte. Mais sans contrainte, ça n’existe pas, et l’épopée sanglante de Blandine et Sammy est beaucoup moins romantique que celle de Bonnie and Clyde. C'est sordide, donc. Et pourtant, c'est quand même beau, et c’est ça qui est fort.

L’objectif de Blandine n’a jamais été de vivre éternellement, ce qui serait parfaitement illusoire. Elle, elle voulait vivre fort, intensément, et c’est réussi. Elle trouve un équilibre fragile, qui ne peut qu’être brisé, qui n’a d’ailleurs de sens que s’il l’est.
Est-ce que j’ai aimé « la place du mort » ? Eh bien oui.


dimanche 16 juillet 2017

Le dernier Vodianoï de Julien Heylbroeck

Le dernier Vodianoï

Editions : OVNI (2015)
416 pages

Résumé : URSS, 1937.
Au cœur de cette jeune Union Soviétique, dirigée d'une main de fer par Staline, les créatures du folklore, les fées et les gobelins existent bien au-delà des légendes slaves.
Dans le but de débarrasser l'Humanité de ces créatures rétrogrades, une agence secrète, la Komspetssov, est chargée de les traquer et de mettre la main sur Bouïane, leur dernière cité mythique. Ilya Krasnov est l'un de ces liquidateurs. Un des meilleurs. Mais il va vite découvrir que la situation n'est pas aussi limpide que le prétend la propagande. Une terrible révélation va finir de bousculer son système de valeurs, et même modifier à jamais son existence et bien plus encore...
Revisitez tout un pan de l'Histoire soviétique à travers ce conte moderne, entre réalité et merveilleux, où les figures de Tesla, Baba-Yaga et Staline côtoient un bestiaire dépaysant.
Des échos de del Toro, Miéville et Ptouchko résonnent parfois dans ce cadre inhabituel, faisant de ce roman fantastico-soviétique un véritable OVNI.

Chronique

Ce qui frappe, dans ce roman, et qui constitue incontestablement son point fort, c'est le contexte développé par l’auteur. Le dernier Vodianoï se déroule dans l’URSS de Staline, au sein d’une organisation chargée d’éradiquer les créatures de l’ancien temps, celles des mythes et légendes, afin de permettre aux Hommes d’entrer dans l’ère de la modernité. Mêler un cadre historique à du fantastique, c'est audacieux. Ici, c'est parfaitement réalisé et cela se marie avec crédibilité, donnant une base bien solide au roman. C'est d’ailleurs ce que j’ai préféré dans le dernier Vodianoï : découvrir les créatures légendaires, l’époque du communisme sous Staline, et les deux mêlés. L’intrigue en elle-même suit des routes plus classiques, mais qui n’en tiennent pas moins en haleine. Il y a un tel air d’apocalypse et un tel sentiment d’être broyé dans une machine si puissante qu’il semble vain de lutter qu’on se demande une bonne partie du livre comment le personnage principal pourra s’en sortir. Mais je ne dévoilerai rien à ce sujet.

Julien Heylbroeck est très doué pour les scènes d’action, qui sont toujours dynamiques et captivantes. Mais pour moi, il manque un poil de développement dans les relations entre les personnages, ce qui a fait un peu diminuer l’enjeu dramatique. Il y a côté très « aventure », à travers un rythme soutenu qui amène à rester accroché au récit, mais qui rend aussi celui-ci un peu moins noir que ce qu’il pourrait être, considérant les événements et le contexte. Et moi, j’aime bien les trucs bien plombants. N’en reste que j’ai beaucoup apprécié ma lecture.

Pour tous ceux qui aiment les récits rythmés, se déroulant dans un contexte historique parfaitement élaboré et mêlé avec brio au fantastique, je conseille le dernier Vodianoï sans aucune hésitation.


mardi 11 juillet 2017

Seppuku de Romain d'Huissier

Seppuku

Editions : TRASH (2015)
150 pages

RésuméLe japon des samurai. Des démons aux tentacules fouisseurs souillent les lieux saints , profanent les vierges et écartèlent les paysans. Seul un homme comme Kurogane peut se dresser sur leur route et tenter de contrecarrer leurs funestes plans. Mais Kurogane est - il encore un homme ?

Chronique

Seppuku est un roman d’aventure bien ficelé, une histoire de quête et de vengeance, parsemée d’ennemis effroyables et saupoudrée de mythe et de magie. L’avantage, lorsqu’on lit du TRASH, c’est que le dénouement n’est pas connu d’avance : tout peut arriver, et surtout le pire. C’est peut-être ce qui manque habituellement dans les livres d’aventure, qui voient la plupart du temps leur héros atteindre leur but. Seppuku prend donc le meilleur de chaque genre et en fait un croisement (un peu) monstrueux mais efficace. Les héros sont attachants, le background est solide, captivant sans être démonstratif, demeurant accessible. La grande force du récit est de mêler une ambiance nippone parfaitement retranscrite à des scènes gores graphiques, de façon à ce que ces deux aspects se nourrissent mutuellement.
Un TRASH qui permet donc à la collection de démontrer une fois de plus sa diversité et l’amène dans d’autres horizons, avec toujours une écriture solide et une intrigue de bonne facture.


lundi 19 juin 2017

L'homme qui mit fin à l'histoire de Ken Liu

L'homme qui mit fin à l'histoire

Editions : Le Bélial' (collection Une Heure Lumière, 2016)
112 pages

Résumé : imaginez un procédé scientifique révolutionnaire permettant de retourner dans le passé. Une seule et unique fois par période visitée. Par une seule et unique personne. Sans aucune possibilité pour l'observateur d'interférer avec l'objet de son observation. Un procédé qui ouvre les portes de la connaissance, de la vérité, sur les périodes les plus obscures de l'histoire humaine. Plus de mensonges. Plus de secrets d'Etat. Avez-vous déjà entendu parler de l'Unité 731 ? Créée en 1932 sous mandat impérial japonais, dirigée par le lieutenant-général Shirö Shii, cette unité militaire de recherche bactériologique se livra à l'expérimentation humaine à grande échelle dans la province chinoise du Mandchoukouo, entre 1936 et 1945, provoquant la mort de près d'un demi million de personnes… Cette invention révolutionnaire va enfin permettre de savoir la vérité sur ces terribles événements, à peine reconnus en 2002 par le gouvernement japonais, et couverts pendant des années par le gouvernement américain. Quitte à mettre fin à l'Histoire…

Extraitle "monstre" vient par définition d'un autre monde, sans rapport avec le nôtre. Brandir ce terme revient à trancher les liens d'affection et d'angoisse, à affirmer notre supériorité, mais on n'apprend rien, on ne découvre rien. C'est simple et lâche. Je sais à présent qu'il faut s'identifier à un homme comme [lui] pour mesurer l'horrible souffrance qu'il a causée. Il n'y a pas de monstre. Le monstre c'est nous.


Chronique


L’homme qui mit fin à l’histoire, c’est une pure tuerie (sans mauvais jeu de mot… ou peut-être un peu quand même). J’avais découvert le massacre de Nankin avec Tokyo de Mo Hayder, voilà l’unité 731, pas moins que l’une des pires horreurs de l’histoire. Je préfère donc prévenir : même si Ken Liu ne fait jamais dans la surenchère, c’est à coup sûr un livre dur, qui marque et laisse des traces. Je connaissais vaguement l’existence de ce centre d’expérimentation humaine de la seconde guerre mondiale, en ayant entendu parler de « a philosophy of knife » que je n’avais pas eu les tripes de regarder (et c’est toujours le cas). Donc, bizarrement, par l’existence même de ce film (évoqué dans l’homme qui mit fin à l’histoire et qui est un peu à l’origine des événements s’y déroulant), j’en avais déduis que les exactions commises durant la deuxième guerre mondiale par le Japon étaient connues et admises par tous. Grave erreur, dont je me suis rendu compte à travers ce petit bijou qu’est l’homme qui mit fin à l’histoire.

Ce roman se présente sous la forme d’un documentaire, ce qui appuie d’autant plus l’aspect réaliste du texte. La science-fiction y est très légère et à la fois centrale, grâce au procédé utilisé pour « revoir » certains événements du passé. Problème : ils ne peuvent être « visionnés » qu’une fois, par une seule personne donc. Ce procédé controversé nourrit les négationnistes et la polémique.

Plus qu’une leçon d’histoire sur l’unité 731, ce livre est une leçon sur l’histoire elle-même : la façon dont elle se construit, comment elle est abordée par les historiens et le public et sur la façon dont elle peut être remise en question. Si l’unité 731 est comparé à l’Auschwitz d’Asie, le négationnisme aussi peut être mis en lien avec celui qui entoure la shoah. Je n’avais jamais compris comment celui-ci était né, de quelle manière il pouvait être soutenu par certaines personnes. Avec l’unité 731, il est d’autant plus fort qu’il n’y a eu aucun survivant pour témoigner. Tout le mécanisme du doute et de la façon dont il peut être nourri à mesure que le temps passe et que les événements s’éloignent est très bien décrit dans ce livre.
Une citation que j’aime beaucoup et qui illustre ce propos (une parmi tant d’autres, car il y a suffisamment de pépites pour être vraiment très riches dans ce roman) :
« Contre les victimes de cette atrocité, les négationnistes commettent un nouveau crime. Non seulement ils soutiennent les meurtriers et les tortionnaires, mais ils effacent et réduisent au silence les victimes du passé. Ils les tuent une fois de plus. 
Jusqu'à présent, ils avaient la tâche facile. À moins qu'on ne s'oppose avec vigueur à leur déni, les souvenirs perdaient leur netteté avec l'âge, les voix s'éteignaient dans la mort, et les négationnistes finissaient par l'emporter. Les personnes du présent devenaient les exploiteurs des morts. C'est ainsi qu'on a toujours écrit l'histoire. »

Bref, j’ai adoré. Une nouvelle « Heure Lumière » claque, collection qui parvient à aborder des sujets complexes, différents dans chaque livre, mais à chaque fois avec brio.